Facebook, c’est ringard ?

Par posté le 31 mai 2012

Facebook has been ? C’est en tout cas ce qu’affirme Nicolas Colin, sur le site français Atlantico. Pas assez spécialisé, pas assez hybride, Facebook se fera bientôt éclipser.

© AFP

Avec ses 800 millions utilisateurs, Facebook, en tant que plus grand réseau social, semble bien ancré dans notre quotidien. Plus pour longtemps disent certains, dont Nicolas Colin qui a publié sur le site Atlantico.fr son avis sur la question. Ce maître de conférence, chercheur à l’Institut Montaigne en est persuadé : Facebook va bientôt nous apparaître préhistorique en regard de ce qui nous attend.
Son idée peut être résumée en une phrase : « Facebook va continuer à grandir, mais va rester prisonnier de sa proposition de valeur : le networking entre amis ».

Ainsi, la faiblesse de Facebook serait sa notion d’amitié, à la base de ce réseau social. Or, « on n’interagit pas qu’avec ses amis, explique Nicolas Colin. Beaucoup des interactions sociales de notre quotidien se font avec des interlocuteurs professionnels, de vagues relations qui partagent certains engagements ou centres d’intérêt, voire de parfaits inconnus. » Une réalité renforcée sur Internet, où l’écran permet de dépasser certaines inhibitions sociales. « Il est beaucoup plus facile d’aborder des inconnus, de dire ce qu’on a sur le cœur, de s’emporter, de s’enthousiasmer. » Voilà pourquoi, le social networking se développera en dehors de la notion d’amitié, selon l’auteur de l’article.

D’autres liens peuvent nous rapprocher des autres : un lieu de résidence, un hobby, une profession, un voyage… « Ce que [les internautes] aiment, ils éprouveront un grand plaisir à le faire découvrir à d’autres. » Les prochains réseaux sociaux seront donc plus « spécialisés » et « hybrides », autant numériques qu’implantés dans le monde réel.

Les réseaux sociaux du futur s’étendront dans des secteurs très différents. Pour justifier son propos Nicolas Colin cite l’exemple des plateformes du Guardian et du New York Times, deux médias d’information qui ont déjà développé des approches innovantes du social networking. Autre réussite, celle de Pinterest ou Fab.com, des réseaux sociaux créés autour des intérêts spécifiques des utilisateurs et de l’expérience d’achat.

La ’’ringardisation’’ de Facebook serait proche, selon l’auteur de l’article qui ne s’avance tout de même pas à donner une date.

Anaïs Martinez (st.)

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10 Comments

  1. Mélusine

    31 mai 2012 at 11 h 35 min

    « Il est beaucoup plus facile d’aborder des inconnus, de dire ce qu’on a sur le cœur, de s’emporter, de s’enthousiasmer. »

    L’inconnu en fait c’est soi-même. Si le dialogue n’est pas étayé par la réalité d’une rencontre qui confronte à autrui en chair et en os, la projection risque vite de se tarir.
    Donc bonne nouvelle.

    • Renaud

      31 mai 2012 at 15 h 02 min

      Pas grave … on passe à la personne suivante ! :(

  2. stefan

    31 mai 2012 at 11 h 37 min

    ” … en regard de ce qu’il nous attend.” : NON.
    Il faut dire ” en regard de ce qui nous attend.”, me semble-t-il.

  3. onpurpose

    31 mai 2012 at 12 h 03 min

    petite correction du texte : “…de ce qui nous attend.”

  4. PiDem

    31 mai 2012 at 12 h 04 min

    Ce chercheur a peut-être raison, mais lancer une supposition (et, pire, ne pas assumer en taisant une date) n’est pas très rigoureux …

  5. Tgo

    31 mai 2012 at 12 h 20 min

    1. Ecrire que Facebook repose sur la notion d’ami me paraît aujourd’hui absurde : chacun est conscient de ce que, quand on atteint le cap de quelques dizaines, il ne s’agit plus d’amis (terme hérité des origines du réseau) mais de contacts, que l’on peut d’ailleurs diviser en listes (amis proches, contacts pro, intérêt commun musique, intérêt commun politique, jeux…). Libre à chacun d’utiliser Facebook comme un moyen de maintenir un lien fréquemment utilisé avec des proches et semi-proches, d’en faire une tribune pour des opinions politiques, une super newsletter pour des amateurs de tel type de musique ou de sport, un espace de jeu… mais aussi d’élargir son cercle d’intérêts parce qu’un de vos “amis” amateurs de blues signale un article sur l’avenir de l’euro.
    2. L’auteur compare Facebook à des réseaux sociaux spécialisés qui devraient l’éliminer (Facebook, pas l’auteur). Ces réseaux ont leurs spécificités, et il est courant d’avoir un compte sur Facebook et un autre sur, par exemple, LinkedIn. L’un n’exclut pas l’autre.
    3. Si Facebook a tant d’utilisateurs (et donc de cibles potentielles pour les publicitaires), c’est parce qu’il ratisse aussi large, sans empêcher des usages ciblés. Il a une place pour la personne qui n’a pas d’insertion professionnelle, ou qui est rebelle aux complications “techniques”. La page du New York Times que Nicolas Colin donne comme exemple est sans intérêt pour des non-techies.

  6. jean-pol

    31 mai 2012 at 12 h 31 min

    Ca vision du futur existe déjà ce sont les forums …

  7. Azerty

    31 mai 2012 at 14 h 20 min

    Au départ il y avait le côté gadget: tiens et si je retrouvais Jean-Jacques que j’ai connu en maternelle? On le trouve.. mais finalement on a plus rien de commun avec ce gars… Puis on se dit que c’est cool d’avoir un sold out niveau amis… 5.000…yesss..on se fait même un profil bis pour continuer… seulement 3% de la population est composée de psychopathes d’après Wiki… On a dja 150 Hannibal lecter en puissance dans ses friends… sans compte les autres boulets… et là on se met à écrèmer… Viendra le temps où on va se lasser totalement… Facebook = futur Myspace.

    • Renaud

      31 mai 2012 at 14 h 33 min

      Ca m’a servi exactement à ça. Retrouver de vieux potes, la famille, etc… En suivre certain et aller faire des noubas. Mais très vite on se rend compte qu’on a plein d’amis et qu’on ne les voit jamais. Et j’ai clôturé mon compte.

  8. Joseph

    31 mai 2012 at 23 h 09 min

    Le message de Renaud fait comprendre pourquoi Facbook risque de se casser la g…euh, la figure.

    Trop d’amis tue l’amitié. En avoir deux, trois ou quatre, des vrais, ça suffit largement. Ceux-là, c’est toujours le bonheur de les rencontrer. Les autres deviennent une charge. Et c’est ce que Facebook fait : vous mettre une charge énorme sur le dos, qui n’a rien d’authentique et ne génère pas de véritable émotion.

    Raison pour laquelle je n’ai jamais eu de compte Facebook mais j’ai des amis “face” auxquels je peux tout déballer et qui peuvent tout déballer sans que l’un juge l’autre mais au contraire cherche à comprendre l’autre.

    Superficialité ou profondeur, question de choix…

    Facebook, le livre des visages… Oui, et après ?

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