L’émission Starter diffusée pendant 6 semaines, de fin mars à début mai, sur la RTBF, aura bien une suite. Enfin normalement. Encore quelques détails à régler et ce sera caisse, comme on dit. Il nous est revenu que les sponsors de l’émission étaient très motivés pour Starter 2. Reste maintenant à savoir sous quelle forme. Le nombre d’émissions pourrait être revu à la baisse mais on pourrait parler de direct…

Starter banne

Bruno WattenberghNous en avons parlé avec Bruno Wattenbergh, directeur opérationnel de l’Agence bruxelloise pour l’entreprise (ABE) et dans ce cas-ci initiateur de cette émission, qui a mis en avant 6 projets, et dont la micro-brasserie La Curtius est sortie lauréate. Nous l’avions contacté pas tant pour faire une longue analyse de cette émission, mais pour traiter une question qui est revenue maintes fois sur les réseaux sociaux : Pourquoi n’y a-t-il aucun projet tech ou web dans Starter ? Rencontre donc avec Bruno Wattenbergh. Il va nous parler du futur de Starter mais aussi de l’origine de l’idée, de ses bienfaits mais aussi des limites qu’elle peut avoir.

Starter 2 ou pas Starter 2 ?

Selon toute vraissemblance, il y aura un Starter 2 mais rien n’est encore décidé pour le moment. S’il ne tenait qu’à moi, ce sera déjà réglé. Mais je peux vous assurer que tant les sponsors que la RTBF sont ravis de l’expérience et que tout le monde est partant pour une deuxième. Si je juge la première édition comme assez bonne, je pense qu’il y a pas mal de choses à revoir, à améliorer… mais nous sommes sur la bonne voie.

Beaucoup se sont demandés pourquoi pas une seule des excellentes startups qui se sont présentées au Betagroup, au BoostCamp ou ailleurs, ne soit présentes dans l’émission ?

C’est vrai. On aurait bien voulu avoir quelques projets web et tech mais les contingences techniques en ont décidé autrement. Il faut bien se rendre compte que Starter est un véritable défi que nous avons relevé avec le producteur Patrick Janssen et avec le réalisateur Guillaume Maréchal. C’est la première fois en Belgique francophone que l’on décide de faire une émission en prime time pour promouvoir l’entrepreneuriat. Si c’est un rêve qui devient réalité pour moi, il a fallu convaincre pas mal de monde. Pour convaincre des gens qui sont dans l’audiovisuel, il faut vraiment penser à la composante visuelle. Un powerpoint pour présenter une startup, en télé, ce n’est pas très vendeur.

S’il devait y avoir des émissions futures, cela restera-t-il comme cela ?

Non, il faut repenser le projet pour que nous puissions y incorporer des startups web et tech. C’est d’ailleurs une des nombreuses thématiques dont nous parlons avec nos partenaires dans le cadre de la reconduction de l’émission.

Malgré ces quelques remarques, une bonne partie des commentaires semblent avoir été été assez positifs. Sur Twitter, il est assez souvent revenu que Starter avait (re)donné l’envie à certains de se lancer dans l’entrepreneuriat. Vous devez être assez content, non ?

C’est peu dire. Je suis pleinement satisfait. C’est l’aboutissement d’une idée que j’ai eue il y a 5 ans lors d’un séjour professionnel au Québec. A l’époque, j’avais réalisé quelque 35 interviews de responsables de programmes de stimulation d’esprit d’entreprise. Alors qu’on aurait pu penser le contraire, les résultats de ces enquêtes ont été assez faibles. Une des conclusions qui est ressortie de ce travail est que tous ces programmes n’auraient de réel effet de levier que si les médias parlent eux aussi d’entrepreneuriat. C’est comme cela qu’à mon retour en Belgique j’ai commencé, un peu par hasard je dois l’avouer, une émission traitant de l’entrepreneuriat sur la city radio BXL. Depuis, je n’ai eu de cesse de porter le même message dans les médias. Que ce soit sur TéléBruxelles ou maintenant sur Bel-RTL.

De quel message parlez-vous ?

Il y a en Belgique de nombreux talents qui sont souvent inexploités. Soit à cause de la peur d’entreprendre ou alors à cause de barrières diverses comme la complexité administrative, la méconnaissance des institutions publiques ou privées qui sont là pour aider les jeunes entrepreneurs. Je souhaite vraiment que chaque jeune puisse penser qu’il est capable de monter un jour son entreprise.

Vous rejoignez là le discours que tenait José Zurtrassen sur ce blog, il nous disait il y a peu que “Il y a en Belgique de l’argent pour les startups”.

Nous sommes évidemment sur la même longueur d’ondes. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien qu’il était l’un des membres du jury de l’émission.

Une dernière chose, on parle de Starter 2 en direct, en prime time.

Ce que je peux dire, c’est que si Starter 2 il y a, ce sera au premier semestre 2013. Pour le reste, ce ne sont, pour le moment, que des supputations.