Une entrée en Bourse décevante pour Facebook

Par posté le 18 mai 2012

Après des débuts incertains puis une hausse, l’action a finalement frôlé son cours d’introduction de 38 dollars à la clôture. L’action finit sa première séance en Bourse en hausse de 0,97% à 38,37 dollars. Un lancement décevant.

© AFP

Facebook finit sa première séance en Bourse en hausse de 0,97% à 38,37 dollars. L’entrée en Bourse très tapageuse du réseau social sur internet Facebook s’est terminée vendredi sur une déception, l’action arrachant une hausse de moins de 1% par rapport à son cours de clôture, à 38,37 dollars. Cela représente une hausse de 0,97%, après une demi-heure d’échanges très serrés où le cours est redescendu jusqu’à son cours d’introduction de 38 dollars, sans jamais toutefois casser ce seuil.

Le Fk a repris le chemin de la baisse quelques heures avant la clôture de la Bourse de New York. Les premiers échanges étaient agités. L’action était repartie peu après à la hausse et semblait être stable.

Le jeu du yoyo

L’action Facebook a enregistré une légère baisse après une hausse qui atteignait les +7%. Le Fk semblait stable malgré cette petite baisse; on comptait 40,02 dollars par action (+5,32%).
Déjà, dans les minutes suivant les premiers échanges publics à 15H30 GMT, l’action était passée d’une hausse de plus de 12% à l’ouverture à une variation nulle, les banques pilotant l’opération parvenant toutefois toujours à éviter de passer sous les 38 dollars. Le titre avait ensuite repris provisoirement de la hauteur.

Une entrée en Bourse ratée?

“Facebook flirte avec le statut d’entrée en Bourse ratée”, estimait le site d’analyse financière 247WallSt.com.
Alors que nombre d’analystes avaient anticipé une envolée du titre, jusqu’à plus de 25%, “la réaction (du marché) est un peu moins bonne que nous l’avions espérée“, a commenté Gerard Hoberg, professeur de finances à l’université du Maryland, selon qui une hausse de 15% est plus habituelle dans les premiers échanges d’un titre en Bourse.
Pour Darren Hayes, professeur à l’université Pace et ancien banquier d’investissement, “la négativité globale du marché a mis un éteignoir sur l’opération”.

Certains mettaient également en cause la plateforme boursière Nasdaq, qui avait retardé les premiers échanges et aurait eu du mal à gérer l’ampleur de l’opération.
Facebook avait mis sur le marché plus de 421 millions d’actions au prix de 38 dollars pièce, soit une opération à plus de 16 milliards de dollars qui le valorise au maximum à 104 milliards de dollars, toutes stock options comprises.

L’entreprise, née il y a huit ans dans une chambre d’étudiant à Harvard, a cédé 180 millions d’actions pour son propre compte, récoltant 6,84 milliards de dollars, le solde revenant à des actionnaires initiaux. « Mark Zuckerberg a inscrit une entreprise au Nasdaq », lisait-on sur sa page Facebook.

Suivez en direct l’entrée en Bourse de Facebook :

Watch live streaming video from nasdaq at livestream.com

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7 Comments

  1. Pingback: Daerden au top des Belges sur Facebook | Crédior

  2. Tardis

    18 mai 2012 at 22 h 24 min

    Pourtant, avec autant de blaireaux, ça aurait dû mousser…

  3. Lucien malin

    18 mai 2012 at 23 h 39 min

    + 1 pour tardis… Allez allez mettez gentillement et joyeusement toute votre vie privee a la vue de tous, bande de nases… Et apres on s’etonne d’etre fliques ou d’etre la cinle de campagnes de pubs… Incroyable ce besoin d’exister au yeux d’autrui, ce besoinde reconnaissance que facebook ou encore nases academy/ porn story et j’en passe utilisent a outrance. Vous vos faites utilisez et enc*** a volonte et vous en redemandes. Pathetique

    • Dam

      19 mai 2012 at 0 h 28 min

      Par contre vous, Lucien, qui ressentez l’envie irrésistible d’invectiver le tout-venant publiquement, ne trouvez vous pas ça donne l’impression que … comment dire … vous ayez le besoin impétueux d’exister aux yeux d’autrui ?
      Voyez-vous, il semblerait que nous soyons résolument tous pareil.

  4. Dany L.

    18 mai 2012 at 23 h 55 min

    Finalement, il n’y avait pas autant de pigeons qu’ils l’avaient imaginé !!!

  5. comi

    19 mai 2012 at 12 h 57 min

    Faut-il y voir la (première) victoire (toute relative) du bon sens sur la bulle virtuelle, depuis l’explosion dont elle fut l’objet en 2000? Car malgré le soutien médiatique exorbitant et déraisonnable (effets de mode et suiviste journalistique?) dont bénéficie toute initiative de l’industrie des nouveaux media, des services de l’internet et de ses spéculations financières, on lit donc qu’il s’agit d’un relatif échec… Mais à part être “le plus grand réseau social du monde” – ce qui est certes une performance, mais qui sert à quoi? – , quelle est la réelle plus-value économique de Facebook et ne faut-il pas que regretter ces milliards de dollars soient ainsi distraits de l’économie réelle. Allan Greenspan – directeur de la Fed, la banque Centrale américaine – qualifiait dès 1996 d’”exubérance irrationnelle” ces investissements frénétiques sur des valeurs technologiques. Car, finalement, cet échec relatif est aussi un relatif succès…

  6. mouflette

    19 mai 2012 at 14 h 50 min

    Ou “comment vendre du vent”

Réponse

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