Google et Facebook pourraient disparaitre d’ici 5 à 7 ans

Par posté le 7 mai 2012

D’après un analyste du magazine Forbes, Google et Facebook font partie des nombreux sites qui pourraient disparaître d’ici cinq à sept ans. La raison? Ils seraient tous les deux issus d’une période révolue et auront bien du mal à s’adapter aux nouvelles tendances de la toile…

Eric Jackson, qui s’est autoproclamé spécialiste high-tech du magazine Forbes et est également analyste, estime que Google et Facebook pourraient bien s’effacer progressivement de la toile dans les cinq à sept prochaines années, jusqu’à une totale disparition du marché. Ils suivraient la même voie que d’autres sociétés, comme My Space, qui a débuté sa longue descente aux enfers il y a de cela quelques années déjà…

L’analyste repose son argumentation sur les évolutions du Web. Selon lui, la première génération, appelée Web 1.0, qui se limitait à des moteurs de recherche et des sites traditionnels, a laissé sa place au Web 2.0, dit social, avec l’arrivée des réseaux sociaux qui supportaient l’échange avec les utilisateurs, et enfin au Web mobile, avec l’arrivée d’entreprises comme Instagram, qui basent la plupart de leurs activités sur les réseaux sociaux sur smartphones. Jackson estime que les sites issus du Web 1.0 ne sont pas parvenus à s’adapter au Web 2.0 et disparaissent tous progressivement. Il cite Yahoo bien entendu, mais aussi Google, qui a bien du mal à faire de son Google + un réseau populaire et qui a adopté le Web 2.0 beaucoup trop tard. Même constat en ce qui concerne l’adaptation du Web 2.0 aux réseaux mobiles. Jackson prend comme exemple l’adoption de Facebook sur smartphones, qu’il juge très lente et estime qu’à l’image de Google, le géant des réseaux sociaux disparaitra dans les prochaines années…

Des prévisions chaotiques

Sauf que… Sauf que tout cela semble avoir été écrit pour créer le buzz. Difficile en effet de comparer My Space, un réseau social qui n’a pratiquement pas évolué à travers les années, ni changé de concept, et qui continue sa longue descente aux enfers avec d’une part Facebook, un réseau social qui n’arrête pas d’évoluer et qui rachète justement des entreprises du Web Mobile, ou Google, qui a justement des activités très variées basées pour la plupart sur Android, l’OS pour smartphones et téléphones mobiles… Si son raisonnement tient plus ou moins la route pour des sociétés comme Yahoo, qui accusent en effet le poids des années et ne semblent pas avoir pu évoluer avec leur temps, il est difficile de croire que des géants comme Google et Facebook, qui n’ont pas mis tous leurs oeufs dans le même panier, disposent de milliards d’utilisateurs et d’une renommée mondiale puissent un jour disparaître totalement du Web. De notre point de vue, Facebook et Google font en effet partie des rares géants à ne pas avoir loupé le coche de l’évolution. Et lorsqu’en plus l’analyste ose pointer du doigt Amazon, qui accumule des succès commerciaux extraordinaires et parvient à s’immerger dans de nouveaux marchés, avec Kindle notamment, on se dit que l’analyste en question a un petit problème de conception de la sphère Internet. Certes, ses idées de conversion d’un site 1.0 vers le 2.0 voire le mobile tiennent parfaitement la route, mais encore faudrait-il qu’elles prennent en compte l’évolution des entreprises en question, qui ne se limitent plus du tout à un simple moteur de recherche dans le cas de Google ou à un site de ventes en ligne pour Amazon.

On le sait, le meilleur moyen de survivre à une crise économique est de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. Yahoo, Nokia, BlackBerry l’ont fait, et se retrouvent au pied du mur avec l’obligation de prendre de gros risques pour espérer échapper à une mort lente et douloureuse. Ce sur quoi l’analyste a raison, c’est que le mobile représente la grosse évolution actuelle du Web, avec l’arrivée de la 4G, l’adoption quasi totale des smartphones et les applications. L’intégration totale des réseaux sociaux sur un OS comme Windows Phone, l’intégration de Google dans Android et d’Amazon sur tous les types de plates-formes montrent justement que ces trois compagnies ont su évoluer avec leur temps. Néanmoins, comme n’importe quelle compagnie axée technologie vous le dira : ne pas innover conduit irrémédiablement à l’échec, car le reste du marché continue de bouger et il faut savoir avoir une longueur d’avance sur ses concurrents…

L’analyste a-t-il raison? Voyez-vous Facebook et Google disparaitre totalement de la toile dans les cinq prochaines années?

On en parle sur le forum.

[ Source : La Tribune de Genève ]

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17 Comments

  1. Eilli

    7 mai 2012 at 23 h 52 min

    “L’analyste repose son argumentation sur les évolutions du Web, avec la première génération, appelée Web 1.0 qui se limitait à des moteurs de recherche et des sites traditionnels, qui a été suivie par le Web 2.0, dit social, avec l’arrivée des réseaux sociaux qui supportaient l’échange avec les utilisateurs,”

    encore un pouilleux de la génération y qui vient de découvrir l’eau chaude :d

    avant google, il y avait déja des moteurs de recherche et avant les moteurs de recherche, les gens pa

  2. Eilli

    7 mai 2012 at 23 h 57 min

    (suite)
    les gens partageaient déja leur trouvaille..sans passer par le web.

    ensuite est venu le temps de la page perso.
    pas l’espece d’immondice que l’on trouve maintenant, mais le truc bichoné, fait par des fans, qui se défoncaient pour faire quelque chose de fignolés.
    le site du zero, c’est un torchon à coté de ce qu’on pouvait trouver.

    et par après est venu le temps des forum, des newsgroup, d’irc…

    franchement, ils font pitié avec leur web 2.0.
    faudrait refaire un p’ti reboot de temps en temps et sortir de sa grotte..

  3. Georges Lens

    8 mai 2012 at 2 h 03 min

    Curieux comme les “analyses” négatives foisonnent à l’approche de l’IPO de Facebook !

  4. Jack

    8 mai 2012 at 8 h 24 min

    Ca ressemble assez à une attaque spéculative contre Yahoo, Google et leurs partenaires où Forbes tire les premières cartouches. Apparemment, miser sur la chute de l’euro devient trop risqué depuis l’élection de F. Hollande, donc on passe à la cible suivante : 2 grosses boîtes qui payent trop cher leurs acquisitions… La confusion volontaire du texte sert à noyer le boursicoteur sous une avalanche d’informations. Le but recherché est la panique et le réflexe vendeur, et en visant large, ils s’assurent qu’il y aura bien une quelconque des cibles qui plongera…

  5. Che

    8 mai 2012 at 9 h 09 min

    Il n’y pas si longtemps, tous les candidats aux présidentielles françaises, et leurs QG, étaient sur second live qui était ‘incontournable’ aussi. Je doute que nos rejetons utiliseront les sites de ‘papa’ …

  6. Jojo

    8 mai 2012 at 9 h 58 min

    Bravo! Du grand journalisme! Le titre devrait peut-être refléter l’article mais on préfère le sensationnalisme au fond…

  7. Pingback: Google et Facebook pourraient disparaitre d’ici 5 à 7 ans | Belgium-iPhone

  8. Glouton

    8 mai 2012 at 11 h 03 min

    Je me disais justement ce matin que ça faisait longtemps que je n’avais plus lu un article qui annonçait la fin du web pour dans x temps…

  9. Renaud

    8 mai 2012 at 11 h 52 min

    Je ne vois pas de nouvelles dans cette nouvelle. En 16 ans de Web, j’ai vu arriver et disparaître de grandes sociétés. Pourquoi cela ne pourrait-il pas arriver à Google ou Facebook ? Ils dureront plus longtemps que les autres, parce que les nouvelles générations sont moins éduquées et qu’il leur faudra plus de temps pour comprendre. Mais tout meurt un jour sinon nous stagnerions.

  10. Pingback: Google et Facebook pourraient disparaitre d’ici 5 à 7 ans | Personal branding | Scoop.it

  11. xbollen

    8 mai 2012 at 14 h 54 min

    On s’en fout, tout aura disparu le 21 décembre 2012 avec la fin du monde :-p

    • Renaud

      8 mai 2012 at 15 h 05 min

      Merci de me le rappeler, j’avais oublié ! :)

  12. Pingback: Vers une disparition de Facebook ou Google? “Pas d’un coup de baguette magique” | Geeko

  13. Thierry BRESSOL R/O

    8 mai 2012 at 18 h 11 min

    C’est intéressant et très effectivement, tout peut arriver sur la vaste toile. Depuis 1993 que je la fréquente, elle “mute” régulièrement, plus que souvent de façon inattendue même pour les personnes les plus “averties”.
    Mais bon. Pour autant que je puisse le déduire et compte tenu de “ce que je peux voir”, pour l’instant, Google et Facebook sont visiblement partis pour durer plus longtemps que l’auteur de l’article.
    Il me semble en effet que Mr Eric Jackson risque de se faire oublier avant Google.
    C’est quelqu’un qui n’aime pas du tout les façons de fonctionner de Facebook et qui s’interroge aussi (même si C avec moins de méfiance) sur ce que notre ami Googoule nous tricote, qui vous le dit.
    Pour l’instant, ça roule!
    Le site-captain de http://souvenirs-de-mer.blogdns.net/

  14. Pingback: Préparez-vous à dire adieu à Google et Facebook | Samodo's Blog

  15. netsba

    8 mai 2012 at 22 h 54 min

    ce qui va disparaître a coup sure c’est sarko.

  16. Renaud

    9 mai 2012 at 11 h 17 min

    Il n’y connaissent pas grand chose, mais c’est la mode. Je subis ça depuis 16 ans et ça empire chaque année avec de nouveaux “spécialistes” du web… les “natives” et autres âneries.

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