Étude : les marques belges les plus populaires sur Facebook

Par posté le 15 mars 2012

Geeko a consulté en primeur une enquête d’AdVinci sur les marques que les internautes belges affectionnent le plus sur Facebook.

© DR

Qui sont les annonceurs belges qui tirent leur épingle du jeu sur Facebook ? Pour le savoir, la startup AdVinci, spécialisée dans le marketing direct en ligne, a examiné la présence de quelque 350 « A-brands » sur cette plate-forme sociale, qui compte désormais quelque 4 millions d’utilisateurs dans notre pays.

Principal critère mesuré par cette enquête : le nombre de personnes qui ont parlé de la marque sur Facebook durant les sept derniers jours. Cette notion de conversation recouvre les multiples possibilités d’interactions entre un internaute et une marque qui possède sa « fan page » : commentaire, partage d’un billet, « like » etc. Et c’est ici que réside un des intérêts majeurs de cette étude, qui ne se limite pas à compter le nombre de fans engrangés par une entreprise et qui met davantage en lumière sa capacité à créer un « dialogue » avec les utilisateurs, élément crucial qui permet de déclencher l’effet de bouche à oreille propre aux réseaux sociaux.

De cette vision au microscope, on peut retirer 5 enseignements principaux. A prendre toutefois avec recul : comme indiqué plus haut, on parle ici d’une fenêtre de sept jours seulement, ce qui peut révéler des tendances mais sûrement aucune conclusion définitive.

1. Beaucoup de fans, beaucoup d’interactions ? Aujourd’hui, on voit les annonceurs se livrer une véritable « course aux fans » et payer des agences qui se sont spécialisées dans le recrutement d’internautes pour les pages Facebook. Le baromètre de d’AdVinci montre qui n’existe aucune corrélation établie entre le nombre de fans et le volume d’interactions. Ainsi, 2159 personnes ont parlé la semaine dernière de L’Oréal, qui rassemble quelque 6.870 fans, alors qu’Yves Rocher (16.402 fans) n’a généré que 543 interactions. L’animation de la « fan page » joue donc un rôle-clé, de même que les outils qu’elle propose. Bon exemple avec Citroën (3.620 interactions) dont la page contient une application qui permet de calculer le montant de l’avantage toute nature de votre voiture de société.

2. Les médias de masse influencent fortement les médias sociaux. Dans le classement tel que nous l’avons consulté ce mercredi, trois médias figurent dans le Top 5 des marques belges les populaires ces sept derniers jours sur Facebook : Studio Brussel, RTL, HLN.be et Het Nieuwsblad.be. On décèle bien entendu l’impact de la tragédie de Sierre sur le comportement des utilisateurs. De même, dans la catégorie bancaire, 3.989 personnes ont parlé de Belfius ces dernies jours, tandis que BNP Paribas Fortis (723 interactions) ou ING (75) ont bénéficié d’un bouche à oreille beaucoup plus faibles.

3. Les télécoms à la traîne. Surprise : alors qu’on pourrait les penser en pointe, les acteurs des télécommunications ne semblent pas à leur aise sur Facebook. L’opérateur alternatif Mobile Vikings (19.845 fans) a ainsi suscité 796 interactions, loin devant Mobistar (396 interactions / 7.307 fans), Base (195 / 10.150 fans) ou Belgacom (66 interactions / 1.728 fans sur la page francophone)

4. Les jeux-concours, ça rapporte. La tactique de la carotte fonctionne sur Facebook comme dans le monde réel. La page de promotion du tourisme en Irlande (4.276 / 43.000) joue ainsi actuellement la carte du concours pour promouvoir cette destination, ce qui la place de façon surprenante devant celle de gros opérateurs (Neckermann, Thomas Cook…).

5. Tous les secteurs ne sont pas égaux sur Facebook. Les scores d’interactions les plus élevés se rencontrent chez les produits de grande consommation, l’automobile et l’électronique grand public. Des marques comme Lay’s, Twix, Zwitsal, Pedigree Pal… occupent les premières places du classement, tous secteurs confondus. En revanche, les organisations sans buts lucratifs semblent éprouver des difficultés à exploiter Facebook pour servir leur cause, à l’image de Greenpeace, MSF ou l’Unicef. Même constat pour les sites e-commerce, où seul Groupon semble tirer profit de ce réseau social. A vrai dire, le paradoxe n’est qu’apparent pour le commerce électronique : contrairement aux idées reçues, Facebook est un pourvoyeur d’acheteurs beaucoup moins efficace que son concurrent Google. Les e-commerçants avisés en ont probablement déjà tiré les leçons.

On en discute sur le forum.

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4 Comments

  1. Djay

    15 mars 2012 at 16 h 44 min

    Je constate aussi qu’il y a beaucoup de faux comptes sur les fans pages des marques.
    Sans doute la pour gonfler le nombre de “fans” et la visibilité.
    Pratique mesquinne qui devient très courante et dont on parle peu.

  2. cchr07

    15 mars 2012 at 23 h 54 min

    Parler d’une “marque” ou d’un site ne veut pas pour autant dire qu’on en dit du bien, certains mécontents n’iront pas s’épancher et expliquer leurs déboires, peur de se faire passer pour des pigeons !

  3. Enseignons

    16 mars 2012 at 14 h 07 min

    Certaines associations sans but lucratif s’en sortent plutôt bien : 14000 fans pour Enseignons.be (portail de cours de profs pour les enseignants et les parents et ceux qui s’intéressent à l’actu de l’enseignement) http://www.facebook.com/Enseignons
    ;-)

  4. Julien Belangé

    19 mars 2012 at 13 h 28 min

    Vous oubliez la marque de montre “Ice-Watch” qui vient de dépasser les 500 000 fans !

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