Selon une enquête d’Insites Consulting, seulement 26% des Belges utilisent un smartphone, contre 47% en Europe. Il s’agit d’un des chiffres-clés d’une étude présentée ce jeudi soir par le cabinet InSites Consulting en collaboration avec l’IAB, groupement belge des professionnels du marketing interactif.

Quand on leur demande pourquoi ils n’optent pas pour un téléphone portable intelligent, les personnes interrogées répondent principalement que leur GSM actuel fonctionne bien (48%), qu’il ne voient pas l’utilité d’un smartphone (42%) ou que cela est perçu comme trop cher (29%).

La raison de ce désintérêt est peut-être liée aux services et contenus considérés comme les plus utiles sur un téléphone portable. Selon la même enquête, les utilisateurs belges apprécient avant tout la fonctionnalité de micro-paiement par SMS (50%), les informations contextuelles selon la position géographique (47%), les outils d’e-banking (36%) et la commande à distance pour les appareils de la maison (34%). Logiquement, l’usage des applications suit la même tendance. Le possesseur belge de smartphone a installé 18 applications en moyenne et en utilise régulièrement une dizaine. A l’échelle européenne, on parle de 25 applications sur le smartphone, pour une douzaine en usage courant.

Côté marques de smartphones, l’étude d’InSites Consulting établit le quasi statu quo sur le marché belge entre Apple (19%), Nokia (19%), Blackberry (20%), Samsung (15%) et HTC (18%). Par ailleurs, seulement 5% des utilisateurs belges recourent régulièrement aux services de géolocalisation. Là aussi, on voit un fossé avec le restant de l’Europe où ce chiffre grimpe à 12%.

En revanche, notre pays rejoint la moyenne européenne sur la réalité augmentée (superposition d’informations électroniques à une image réelle). Seulement 2% se disent utilisateurs, 4% à l’échelle du Vieux Continent. La réalité augmentée est donc encore largement une réalité… virtuelle.

François Palan