Faut-il interdire la vente en ligne de livres ?

Par posté le 18 août 2011

Jean-Marc Roberts, auteur et directeur éditorial des Editions Stocks, filiale de Hachette Livres, invité par Europe 1 pour parler de la rentrée littéraire en France, s’en est pris au piratage et à “ces petites machines qu’on voit partout, qu’on appelle ordinateurs”. Il les accuse d’avoir “tué ces moments très importants” que sont les rentrées du disque et du cinéma.

“J’espère que ça n’arrivera pas pour le livre mais je vous avoue mon inquiétude, certains libraires sont en danger de mort”, poursuit-il avant de proposer une idée qui sera, on s’en doute, controversée: “Il y a 30 ans, on s’est battu pour le prix unique. Aujourd’hui, il faut se battre pour le lieu unique. Le lieu unique, c’est la librairie, ce n’est pas la vente en ligne. La vente en ligne, c’est ce qui va détourner peu à peu le vrai lecteur de son libraire et de la littérature.”

Une attaque en règle contre internet qui écarte le lecteur des plaisirs de la lecture. “Le temps de cerveau disponible est beaucoup moins important”, explique l’éditeur. “Malheureusement, il y a tout un temps qui est consacré à aller sur un blog, à chopper une info, un scoop, une rumeur,… Les gens passent deux ou trois heures de leur vie quotidienne à faire ça et pendant ce temps-là, ils ne lisent pas !”

Faut-il interdire la vente en ligne de livres ? C’est la question de notre 11h02 de ce jeudi. Envoyez vos questions à Thierry Tinlot et Lucie Cauwe.

Le 11h02: faut-il interdire la vente en ligne de livres ?

par Europe1fr

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0 Comments

  1. pierre

    17 août 2011 at 20 h 33 min

    Ce vieux réflex d’interdire lorsque l’on ne peut pas innover. J’achète des dizaines de livres par mois en ligne et d’autre en librairie, je lis plus que jamais. Je ne vois pas en quoi ce monsieur aurait à me contraindre à ne pas jouir des outils à disposition pour faire mon marché. L’on trouve en ligne des livres absolument introuvables par ailleurs. Qu’il se ronge les phalanges et qu’il trouve de meilleurs arguments ! Amen :)

    • Anny

      18 août 2011 at 12 h 14 min

      Tout à fait d’accord avec votre analyse!
      Si je peux acheter en ligne deux livres pour le prix d’un, pourquoi m’en priver???? pour augmenter le chiffre d’affaires d’un libraire qui se fiche pas mal de moi? Les ‘monopoles’ – en ce compris ceux des libraires – sont plus nuisibles qu’autre chose!
      En plus, on essaie de diminuer les ‘déchets ménagers’ … si on ne peut plus vendre des livres d’occasion en ligne, que faut-il faire???? Et le papier? il faut abattre davantage d’arbres?????

  2. Bleev K

    17 août 2011 at 21 h 37 min

    Visiblement, ce n’est parce qu’il lit qu’il est plus intelligent. Son analyse de petit bourgeois abject me répugne.

  3. lal

    17 août 2011 at 22 h 15 min

    Complètement à côté de la plaque.
    Je n’achète plus que des livres sur internet depuis des années déjà. Ces livres sont en général introuvables en librairies. Il y vingt ans, j’allais à Paris rue Gay-Lussac pour acheter ce genre de livre. 400 kilomêtres et une nuit d’hotel, c’était le minimum pour accéder à ces livre. Qu’il retourne dans sa caverne cet illuminé.

  4. spartan

    17 août 2011 at 22 h 21 min

    Bof, certains éditeurs sont complètement dépassé par l’informatisation et refusent l’adaptation.

    Il peut faire du protectionnisme, il ne peut pas faire passer de lois pour interdire la vente en ligne, ce qui serait scandaleux et une atteinte aux libertés fondamentales.
    Si on faisait des lois dès qu’une affaire est dépassée par la technologie, on serait toujours à la préhistoire…

    Mais en dénigrant le net, il va s’handicaper, d’autres éditeurs plus malins, plus innovants vont s’accaparer le marché et envoyer cet éditeur endoctriné à la “justice sociale” à la même poubelle que les moines copistes.

  5. Anonymous

    17 août 2011 at 23 h 54 min

    Il y a ceux qui s’adaptent et il y a ceux qui meurent, c’est le propre de toutes les espèces y compris l’homme.

    La dématérialisation est en marche et ils ne pourrons jamais la stopper.

    Question: que vont faire toute les personnes qui ne parviennent pas à trouver d’éditeur ? ils publient sur le net. Que font ceux que les maisons de disques ne cherchent même pas à rencontrer ? il se font connaître sur youtube (par exemple) etc.

    Faites comme les maisons de disques, le boites de production cinématographique, écrasez les gens avec des interdits, des obligations et des chasses aux sorcières si vous pensez avoir plus de poids que la population.

    Bonne chance pour convaincre la jeunesse que l’avenir du livre est dans le papier…

  6. passifigue

    18 août 2011 at 5 h 21 min

    Rien ne remplacera le plaisir de butiner dans les rayons d’une librairie, mais ! Lorsque le choix du titre est déterminé d’avance, c’est pratique de le commander par le net. Le livre va connaître encore d’autres développements grâce à l’internet, l’édition pourrait se faire en ligne, publication des premières pages et de la table des matières, de quoi allécher le lecteur qui pourra alors commander chez l’éditeur ou en librairie. Aussi accès aux critiques en ligne. Clubs de lecteurs qui échangeront leurs commentaires, ce pourrait devenir passionnant. Beaucoup d’auteurs ont déjà leur blog, tout cela stimule la lecture. Le net est l’avenir du livre sous différentes formes.

  7. Les editions de l'Arbre-direction éditoriale

    18 août 2011 at 7 h 50 min

    Nous sommes une maison d’édition belge , nous avons un bureau littéraire à Bruxelles et un à Paris .Nous connaissons bien pour le vivre depuis longtemps la difficulté des libraires belges qui n’ont pas été protégés par le prix uniques du livre et la relative stabilité des libraires français qui par cette loi , n’ont pas vu les ventes faciles ( dictionnaires etc.)migrer vers les grandes surfaces..Mais jean-Marc Robert n’a pas tort, il lutte contre la disparition d’un métier celui de “libraire” .Nous connaissons la dure loi du téléchargement , il a occasionné la disparition d’un autre métier celui des loueurs de DVD. Il y aura de moins en moins besoin de l’intermédiaire que représente le libraire si le téléchargement se généralise ..seules subisteront des librairies pointues qui offrent un service de qualité et d’autres choses : rencontres , petites restauration, etc..En tant qu’éditeur nous ne désirons pas cette disparition ..nous sommes tous à la recherche d’un modèle économique..

    • Diolu

      18 août 2011 at 12 h 04 min

      Vous vous plaigniez de la commande en ligne légale de livres ou du téléchargement pirate? C’est évidemment deux problèmes différents. Quant au métier de libraire, peut-être disparaîtra-t-il. Mais voulez-vous aussi remettre à la mode les moines copistes en interdisant l’imprimerie. Et que dire des tailleurs de pierre de la préhistoire qu’on ne voit plus de nos jours?

    • spartan

      18 août 2011 at 12 h 31 min

      En quoi la loi sur le prix unique permet-elle la stabilité ?
      Elle empêche surtout la concurrence de nouvelles maisons plus compétitives qui pourraient remplacer celles qui se reposent sur leurs lauriers.
      cela profite aux anciennes maisons qui profitent de cette situation d’oligopole, tout comme Belgacom profite de sa situation de quasi monopole que lui permet la réglementation belge.
      Mais par contre, cela empêche aussi les maisons à s’adapter lorsque leur affaire perd son atrait. Les ventes diminuant et les prix ne baissant pas, ils sont incapables de s’adapter à ce nouveau contexte.
      Ne prenez pas ce qui est mauvais chez les autres.

      Concernant la loi du téléchargement, ce n’est rien d’autre que la loi du marché.

      La mécanisation de l’agriculture a fait disparaitre plein de métiers d’agriculteurs, on n’est pas mort pour autant et on vit même mieux.

      On est tous dans le même bateau. En favoriser un au détriment des autres sera injuste.

    • Hélène Passtoors

      18 août 2011 at 13 h 05 min

      Mais parle-t-on de téléchargement ou de vente de livres?? J’avais l’impression qu’il s’agissait de la vente… Modèle économique: pourquoi les libraires ne font pas également un site avec commandes en ligne mais aussi avec des critiques de livres, des recommandations, l’annonce d’activités etc? Ca marche pour la Maison de la Poésie, p.ex., pour les ateliers d’écriture etc etc.

  8. ran

    18 août 2011 at 9 h 02 min

    Personnellement je n’ai jamais acheté autant de livres que depuis que je les commande en ligne. L’accès à des critiques contradictoire, à un large catalogue ainsi qu’à des auteurs ou livres connexes ont élargi le champs de mes lectures. Si les livres étaient exclusivement vendus en librairie cela inciterait encore moins de gens à les acheter.

    Ce qu’il faut restreindre, ce n’est pas l’accès aux livres via internet mais bien la « spectacularisation » de tout et la cacophonie. Rien que sur la page de cet article, il y a plus de place laissée aux images qui n’ont rien à voir avec lui, aux réseaux « sociaux », à un sondage qu’à l’article lui-même. Sans parler des trois (!) formulaires de saisie pour les commentaires.

  9. nateenja

    18 août 2011 at 9 h 09 min

    La forme du commentaire des editions de l’Arbre-direction éditoriale illustre la raison pour laquelle je n’achète plus que des livres d’occasion édités avant les années 80, la qualité typographique des ouvrages plus récents, sans parler du papier et de l’impression, est tout simplement désastreuse et les éditions électroniques ne valent guère mieux à cet égard.

  10. pettiaux

    18 août 2011 at 11 h 18 min

    Depuis peu je possede une liseuse (amazon kindle) et je m’en rejouis. Je peu tres facilement avoir des tas de livres gratuits et libres epuises en tirage papier.
    Je ne crois pas que les gens lisent moins. beaucoup d’internet est ecrit (mail, blog, …)
    Peut-etre que le metier de libraire change ou va disparaitre. Cela est une TOUTE autre question. On peut souvent sur une librairie en ligne telle qu’amazon lire des passages des livres et feuilleter.

  11. pettiaux

    18 août 2011 at 11 h 19 min

    pourquoi les messages sont-ils moderes a priori ? Cela ne me laisse pas m’exprimer librement !

  12. pettiaux

    18 août 2011 at 11 h 24 min

    pourquoi ne pas admettre que le business change ! Pourquoi pas de business pour ceux qui s’autoeditent ? Le business VA changer et c’est l’histoire.
    Pourquoi vouloir figer et continuer a valoriser des vieux business modeles (c’est juste confortable pour les conservateurs)

  13. pettiaux

    18 août 2011 at 11 h 28 min

    Pour lire sur support electronique, l’Ipad est BEAUCOUP moins bon que le amazon kindle.
    Les livres sont aussi les anciens livres qui ne sont PLUS edites ou mieux dont le droit d’auteur est expire (ce qui devrait etre le cas apres 15 and comme a l’origine). Je lis sur ma tablette kindle (au soleil ce que ne permet pas l’ipad et idem) beaucoup de livres de Camus, Sartre … disponibles librement sur internet au canada … donc ici aussi.
    Et ils y a aussi ebooksgratuits, gutenberg

  14. michel

    18 août 2011 at 11 h 32 min

    Comme tant d’autres, je n’ai jamais autant lu et acheté de livres depuis que je peux les commander en ligne…
    Il est loin le temps des petites librairies tenues par de véritables amoureux des lettres et des mots (l’espèce est en voie de disparition) et je préfère mon écran aux rayons de ces grandes librairies branchées (voir sur la petite ceinture) pour bobos branchés aux conseils de petzouilles.
    Quant à Monsieur Roberts, on pourrait tout aussi bien lui supprimer sa voiture, car c’est elle qui détourne des transports en commun… Avec ce genre de raisonnement stupide, il n’est pas sûr qu’il développe une image positive des effets bienfaisants de la lecture.

  15. Marc

    18 août 2011 at 11 h 32 min

    L’imbécillité de ces propos est d’une telle flagrance que je me demande pourquoi on prend la peine de les relayer. L’ère Internet a changé de façon rapide et importante le commerce, certains en tirent des bénéfices tandis que d’autres s’accrochent désespérément à leurs modèles dépassés. C’est à l’économie de s’adapter aux besoins des consommateurs et aux nouvelles façons de consommer. Si les consommateurs délaissent les librairies pour le commerce en ligne, qu’il en soit ainsi.

    • Dieudonné

      18 août 2011 at 11 h 46 min

      Vous avez raison, Marc.

  16. Arnaud

    18 août 2011 at 11 h 40 min

    Il faut être honnete : ceux qui n’ont pas d’ereader genre le kindle ou un ipad ne lisent pas d’ebook. J’ai un ebook reader sur mon gsm, je lis de temps en temps dans les salles d’attente etc, mais ca se limite a ca. Sur l’ordi c’est pas génial de lire. Je préfère un bon livre matériel pour lire en détente. Mais bon. Cette année par exemple je pars en vacances, je me vois mal prendre une vingtaine de livre, alors qu’avec un ebook reader j’ai toute ma bibliothèque avec moi. Il ne faut pas interdire l’un ou l’autre, les deux formats se complètent. Il y aura toujours des amateurs de livres papier, mais la facilité d’un ebook le rends pratiquement indispensable a notre époque.

  17. Lau

    18 août 2011 at 11 h 42 min

    Ils se battent comme des vieux dinosaures qui n’ont pas compris qu’ils étaient déjà morts.

  18. Lau

    18 août 2011 at 11 h 47 min

    Puis c’est marrant de venir défendre l’interdiction de la vente de livres en ligne…sur Internet. Il aurait mieux fait d’envoyer une lettre à publier comme carte blanche dans les pages du Soir :-) )

  19. nateenja

    18 août 2011 at 11 h 53 min

    Le support n’a pas d’importance ? Une mise en perspective historique est nécessaire. Rome était extrêmement dépendante du papyrus pour la gestion de l’empire et le tarissement de cette matière première à mesure que les rivières d’Égypte se polluaient est une des causes de sa chute. Le parchemin n’a pas permis de sauver l’empire, mais juste sa culture, réservée aux initiés au moyen-âge. La “Renaissance” est marquée par l’arrivée d’un nouveau mode de production de papier qui allait influencer la dissémination du savoir. Les supports électroniques réduisent l’importance du livre comme moyen de dissémination dans le temps et l’espace, avec pour corollaire une désalphabétisation de l’occident. Etc.

  20. Alex Pilican

    18 août 2011 at 12 h 13 min

    Les éditeurs savent qu’ils ont DEJA perdu la guerre.

    L’édition sur papier va évoluer vers l’édition numérique. Ce qui signifie qu’un écrivain ne sera plus inféodé à SON éditeur.

    les éditeurs perdent le contrôle (en amont et en aval) et veulent uniquement … gagner du temps.

    Interdire la vente en ligne – la belle affaire. J’achète des clubs de golfs sur un site “offshore” qui me les livre à ma porte alors un livre ..

  21. Syllepse

    18 août 2011 at 12 h 33 min

    Tiens, moi qui pensais que ce qui tuait la littérature et la « forme livre », à petit feu et depuis déjà au moins une trentaine d’années mais à coup sûr, c’était la politique éditoriale de la concurrence totale sur le « marché » de la littérature, en feignant de ne pas voir qu’en matière de culture, la concurrence conduit inévitablement – ici comme ailleurs – à l’homogénéisation des contenus, donc à l’appauvrissement. Et, de ce point de vue les Edition Stocks et Hachette ne sont certainement pas en reste, loin s’en faut. Les lecteurs savent pertinemment bien qu’ils ne sont plus, depuis bien longtemps, les vrais clients des grandes « maisons » (des groupes en réalité) d’édition, mais au mieux de vulgaires parts de marché. Les véritables clients sont les actionnaires et la plupart des « éditeurs » ont vendu, sinon leur âme – encore faudrait-il qu’ils en aient une ! – du moins celle de leurs maisons aux Grand Marché.

  22. maria

    18 août 2011 at 12 h 50 min

    ce monde change, on ne peut point rester eternellement dans la meme epoque….
    on change
    nos habitudes changent
    donc forecement le monde doit changer aussi !

    moi, je trouver que les livres electroniques seronnt le futures et que les livres en papier deviendront de plus en plus rare.

  23. Phoenix

    18 août 2011 at 12 h 52 min

    Deux choses:
    Tout d’abord, je passe énormément de temps sur Internet et encore plus de temps à lire de bons vieux bouquins qui sentent bon le papier et qui frémissent sous mes doigts quand je tourne la page. Dire qu’Internet tue la lecture est faux, certains ne lisent plus à cause d’Internet, d’autres lisent encore plus qu’avant!
    Enfin, je commande énormément de livre en ligne même si je passe d’abord par ma librairie préférée pour voir ce qu’ils ont de stock.
    Mais les librairies me posent trois problèmes:
    - dans les grandes enseignes genre FNAC ou Club, les livres ne sont disponibles que quelques semaines, j’ai un jour acheté le premier tome d’une trilogie (en format poche) dans une se ces libraires, quand j’y suis retournée un mois plus tard pour acheter la suite, le tome 3 était là mais plus le tome 2, j’ai dû le commander.
    - La moitié des livres que je lis sont en anglais, mon anglais est suffisamment bon pour que je dévore aussi bien du Harry Potter que du Shakespeare sans dictionnaire. Peu de librairies en Belgique proposent des livres en anglais, aucune dans ma région, et celles qui le font, les proposent à des prix prohibitifs!
    - Bien que je lise de tout, mon genre de prédilection est le parent pauvre de la littérature, le Fantasy. Les petites librairies ont rarement du Fantasy de stock, les grandes enseignes n’ont que les auteurs les plus connus (souvent dans le rayons Science-Fiction qui est pourtant bien différent). De plus les libraires connaissent généralement peu, voire pas du tout, le genre et peuvent difficilement me conseiller alors qu’Amazon, par exemple, garde en mémoire les titres que vous avez acheté et vous fait des recommandations en fonction (ce n’est pas toujours au point mais c’est mieux que rien).

  24. Hélène Passtoors

    18 août 2011 at 12 h 53 min

    Pour les mêmes raisons que d’autres ont déjà citées ici, j’achète énormément en ligne, mais parfois aussi en librairie où je trouve des choses auxquelles je n’aurais pas pensé ou que je ne connais pas et aime feuilleter d’abord. Mais je commande aussi bcp en langue étrangère ainsi que de différentes catégories qu’on ne trouve pas dans la libraire locale. (ex. de l’Afrique) Devoir s’en tenir à elle(s)serait donc ridicule et un grand pas en arrière dans le temps où il fallait trouver des (rarissimes) librairies équipées pour des commandes internationales etc. Que finalement on a facilement accès aux écrits du monde entier!! Cette proposition est un bataille perdue d’avance, car anachronique. Avec tout l’amour que j’ai pour les libraires, il faut les aider d’une autre manière, pex subsidier leurs conférences, sessions de lecture et autres initiatives magnifiques.

  25. Chatlibre

    18 août 2011 at 13 h 05 min

    Interdisons aussi le courrier électronique qui tue le métier de facteur, les traiteurs qui tuent le métier de restaurateur, etc., etc.

  26. Giovanni

    18 août 2011 at 13 h 49 min

    C’est la même logique des maisons de disques que pour longtemps en ne sachant pas s’innover ne voulaient pas de téléchargement légal et encore maintenant opposent des restrictions illogiques (limites geographiques et de catalogues). Le livraire aura une chance de survivre si offre le plus que Internet ne peut pas donner comme un environnement conviviale (avec un café) et des personnent sachant conseiller.

  27. Lesaphir

    18 août 2011 at 14 h 41 min

    Ce que certains voient comme une évolution, révolution, n’est que la répétition d’un espoir antérieur (le rêve mondial de fusion “démocratique” de l’information accessible à tout le monde, même si celle-ci est dénaturée).
    La démocratie existait avant le moyen-âge. Certaines époques étaient plus évoluées que la nôtre. L’ère d’internet va progressivement régresser et certains signes les montrent. Une autre forme va peut-être naître ou ceux qui aujourd’hui se croyaient en avance seront peut-être dépassé.

  28. Lesaphir

    18 août 2011 at 14 h 48 min

    Les commentaires ci-dessus ne sont pas exhaustifs car les personnes qui pensent qu’internet tue en général la création n’écrivent que rarement ou pas du tout sur le support électronique. Toute les civilisations ne sont qu’un jeu de balancier et internet à atteint son point limite et commence à révéler ce qui le dépassera un jour.

  29. lal

    18 août 2011 at 18 h 54 min

    Ce genre de suggestions fait beaucoup de tort aux libraires. Elle fait passer l’ensemble de la profession pour un lobby qui ne pense pas au client.

  30. Phil

    19 août 2011 at 17 h 39 min

    10 jours !
    10 jours au moins pour avoir un certain livre via les librairies. J’ai téléphoné aux plusieurs librairie dans plusieurs région (Namur, LLN, Bruxelles,…). TOUS m’ont dis qu’il fallait 10 jours pour l’avoir.
    En l’achetant en ligne (Amazon,…), je l’ai en 2-3 jours ! Et plus c’est moins chers !
    Et si je pouvais l’avoir en version électronique, ça aurait été instantané !

    Le système des librairies est vétuste. Imposer des lois (prix unique) pour les conserver, c’est pénaliser le consommateur car il n’y a plus de concurrence.

    Il faut faire évoluer ce domaine, pour offrir un meilleur service au client.
    Quand on ne sait pas innover, il ne faut pas empêcher l’innovation pour autant !

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