Le .be a le vent en poupe

Par posté le 7 juillet 2011

To .be or not to .be ? Ce n’est désormais plus la question. Alors que le nom de domaine belge fêtait en 2010 ses 20 ans d’existence et son millionième utilisateur, l’asbl DNS.be publie un rapport annuel 2010 d’un peu moins de cent pages assez éloquent. Les chiffres montrent en effet que le .be a de beaux jours devant lui.

L’asbl DNS.be est né en février 1999. Sa vocation est d’enregistrer et de gérer les noms de domaine .be. DNS.be gère également les serveurs de noms qui permettent d’identifier les ordinateurs du réseau internet au moyen d’un nom de domaine. D’après l’étude publiée par l’asbl, le .be enregistre une croissance continue avec 257.637 nouveaux noms .be en 2010 (10,7 % de plus qu’en 2009). Il y avait, fin 2010, 1.101.668 noms de domaines en .be. La croissance nette s’élève à 12,6%.

La grande majorité des sites, révèle l’étude, appartient à des entreprises (40%), mais la vente proprement dite n’a pas internet pour cadre (seulement 3,18% des noms de domaines renvoient vers des webshops). Les organisations non commerciales se multiplient (10,3% du total). Quant aux sites et blogs personnels, ils restent peu nombreux. On peut en dire autant du « pay per click » et de la pornographie.

Alors que, de tous les titulaires de noms de domaine .be, 67% seulement sont effectivement installés en Belgique, c’est au niveau régional de notre pays que la disparité du .be est frappante. 68,1% des noms de domaine belges sont enregistrés par des personnes ou des entités flamandes, contre 19,5 % en Wallonie et 12,5% à Bruxelles. En poussant un peu plus loin l’observation, le rapport de DNS.be montre que 66% des noms de domaine d’entreprises sont localisés en Flandre, 19,8% en Wallonie et 14,1% à Bruxelles. Pour les noms de domaine particuliers, 72,1% sont localisés en Flandre, 18,8 % en Wallonie et 9,1 % à Bruxelles.

Pour ce qui est de l’utilisation du .be, le rapport montre que les noms de domaine récents sont supprimés plus souvent que les anciens, ce qui suggère un grand nombre de noms de domaine temporaires, liés par exemple à des sites internet créés à l’occasion d’événements ponctuels.

On remarque également que l’enregistrement d’un nom en .be s’accompagne la plupart du temps d’une adresse e-mail et d’un site internet. Seuls 12,2% des enregistrements sont faits exclusivement pour protéger un nom, sans l’utiliser. Ainsi, 87,8% des noms de domaines étaient actifs pour 2010.

On constate par ailleurs que le prix du .be a été divisé par dix en 10 ans. Passant de 25 € en 2000 à 2,50 € en 2010.

Enfin, 2010 marque le lancement du nouveau protocole DNSSEC, qui ajoute une signature numérique au protocole DNS standard afin que l’internaute qui visite un site dont le domaine est signé avec DNSSEC soit assuré d’aboutir effectivement sur le site demandé, et non sur un site contrefait. « La Belgique fait figure de pionnier en étant l’un des premiers pays à instaurer ce nouveau protocole sur une plate-forme mise à jour en mode dynamique, avec une activation du nom de domaine en temps réel dès l’enregistrement », selon le rapport de DNS.be.

Les objectifs 2011 de l’asbl sont établis : continuer sur sa lancée, renforcer la sécurité et travailler à la réduction de la fracture numérique en partenariat, par exemple, avec l’asbl Close the Gap.

images tirées du rapport annuel 2010 de DNS.be

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2 Comments

  1. Michel

    8 juillet 2011 at 7 h 08 min

    À quand le domaine .bxl?

    L’actualité récente devrait nous faire réfléchir à cette possibilité

  2. echo

    9 juillet 2011 at 13 h 24 min

    Beh oui, le patron de DNS.be fait du domain parking, contre les regle dns.BE !

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