« La contribution belge à la culture mondiale, on le sait, se limite à des gaufres moles, quelques variétés de bières et du chocolat. » C’est en tout cas ce qu’affirme Danny Wind. Et l’auteur américain de 28 ans de poser la question qui est sur toutes les lèvres : « Qu’ont fait les belges de leur temps ? » et de lancer une hypothèse pas si folle que ça : « Peut-être que la Belgique étouffe le monde avec ses gaufres sucrées pour détourner notre attention de ses ambitions impérialistes grandissantes, alors que les Belges construisent une machine de guerre dont Alexandre le Grand ou Gengis Khan n’auraient pas osé rêver. Alors que l’Amérique tergiverse au Moyen Orient, le vrai ennemi se renforce. »


Amis belges, notre plan machiavélique aurait été révélé au grand jour par l’ennemi Yankee. Dans son livre : « Let’s Kill All the Belgians : A Child’s Guide to Genocide » (« Tuons tous les Belges : un guide au génocide, pour les enfants »), Danny Wind prétend mettre à mal notre stratégie nationale de conquête du monde. Ce manuel d’instruction, cette abomination qui voudrait ruiner l’effort de notre ministère de la défense, a pour ambition d’instruire les enfants américains sur la menace belge grandissante et sur les moyens de combattre l’invasion.

L’auteur, apparemment informé par des sources internes, écrit que notre Belgique « sent la pisse ». Il continue à ébruiter notre plan démoniaque en révélant que « si les Belges en avaient l’occasion, ils envahiraient l’Amérique ». Puis, s’adressant aux rejetons ricains : « Les Belges tueraient votre maman et votre papa. Ils vous feraient apprendre le belge à l’école et vous feraient manger des gaufres trois fois par jour. Ils mangeraient votre animal de compagnie. Et si vous n’en avez pas, ils vous en offriraient un avant de le manger. »

Ce Danny Wind à l’air particulièrement bien informé sur nos méthodes. Il pense certainement nous porter un coup fatal en révélant plusieurs moyens de « tuer un Belge » : « Vous pouvez le décapiter. Vous pouvez lui mettre le feu. Vous pouvez lui planter un crucifix dans le cœur. » L’auteur conseille ensuite aux enfants américains de prévenir les politiciens de l’outre-atlantique corrompu, pour qu’ils nous atomisent.

Mais rassurons-nous, tout cela n’arrivera pas. Et nous parviendrons finalement à conquérir le monde. Personne n’ira s’aventurer à prendre ce Danny Wind au sérieux. On finira par penser qu’il s’agit là d’une nouvelle satire, d’une énième blague, neutralisant ainsi l’effet dévastateur qu’aurait pu avoir ce bouquin. Ouf !

sources : ici et