Stars du Net en Bourse

Par posté le 10 janvier 2011

Après avoir conquis des dizaines de millions d’internautes dans le monde entier, les réseaux sociaux pourraient bien devenir les nouvelles coqueluches du monde financier.

Facebook. Commençons par le roi des réseaux sociaux. L’entrée récente de la banque Goldman Sachs dans son capital laisse à penser que son introduction en Bourse se rapproche. Initialement prévue en 2012, elle pourrait arriver plus vite. Ce vendredi, le Wall Street Journal rapportait que Facebook allait informer le grand public de ses résultats financiers d’ici à 2012, ce qui a été vu comme une nouvelle étape vers l’introduction en bourse.

La valorisation qu’aura Facebook suscite évidemment beaucoup de débats. Si on se base sur l’investissement de Goldman Sachs et du groupe russe DST, qui ont déboursé 500 millions de dollars pour 1 % du capital, on arrive à une capitalisation boursière de 50 milliards de dollars. Réaliste ? Pour Siddy Jobe, analyste à la banque Degroof, « il est difficile de se faire une idée, vu le manque d’informations financières données par le groupe. Cette valorisation représente 25 fois le chiffre d’affaires de Facebook. C’est beaucoup. A titre de comparaison, la valorisation d’Apple en bourse représente cinq fois son chiffre d’affaires. Mais les perspectives de croissance de Facebook sont aussi plus importantes que celles d’Apple, ce qui peut donc justifier cette différence. Facebook est unique. C’est le numéro un mondial et il va le rester ».

LinkedIn. Devant l’enthousiasme que la possible entrée en bourse prochaine de Facebook suscite – Goldman Sachs a été inondé d’ordre d’achats pour un placement privé de 1,5 milliard de dollars d’actions Facebook –, le réseau social à usage professionnel LinkedIn a décidé d’accélérer son entrée en Bourse. Selon l’agence Reuters, il a déjà choisi Morgan Stanley, Bank of America et JPMorgan Chase comme banques conseils en vue de préparer son prospectus d’introduction au premier trimestre. La valeur de LinkedIn est estimée à 2,2 milliards de dollars et ses revenus s’élèveraient à 205 millions de dollars.

Twitter. Le site de microblogs a décliné en 2008 une offre de reprise à 500 millions de dollars de Facebook et pense aussi à la bourse. Mais il est à un stade beaucoup moins avancé que ses concurrents. Dick Costolo, le directeur opérationnel de Twitter parle de la bourse comme d’un « horizon distant ». « Contrairement à Facebook et LinkedIn, Twitter doit encore rassurer les marchés sur la manière dont il compte gagner sa vie, estime Siddy Jobe. C’est trop tôt actuellement ». Plus de quatre ans après sa fondation, Twitter est encore déficitaire. Depuis le printemps, le site de microblogs tente de monétiser son audience en permettant aux entreprises de poster des tweets sponsorisés.

Articles similaires

Réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>