Les 5 bons plans marketing d'Apple

Par posté le 15 novembre 2010


Depuis le lancement de l’iPod, en 2001, et après une traversée du désert au milieu des années 90, la firme de Cupertino semble être à son zénith. Les interventions de Steve Jobs, en jeans et col roulé noir, sont inévitablement précédées d’une clameur béate d’admiration. Apple, on aime ou on déteste. Chaque lancement est une révolution pour certains, une vaste arnaque pour d’autres (quoi, quatre générations d’iPhone en trois ans ? Un iPad, ça sert à quoi, à part frimer ?). Quoi qu’il en soit, en termes de marketing, le trognon sait toujours distiller quelques bonnes leçons.

Cessez d’être une marque, devenez un nom. On n’écrit pas avec un stylo à bille, on écrit avec un Bic. On n’écoute pas de la musique avec un baladeur mp3 mais bien avec un iPod. On n’a pas un ordinateur tout en un, on a un iMac. Apple n’a pas été le premier à en lancer, il a été le premier à nous faire oublier que d’autres existaient.
Transformez l’ordinaire en merveilleux. « Avoir un iPad entre les mains, c’est un orgasme technologique », confie Brice le Blévennec. Et si le prix fait, en général, mal aux gencives, le sens du détail est là. Le pied de l’iMac est « biseauté » et « semble disparaître une fois posé sur le bureau » et l’ingénieur qui vous explique, dans les vidéos promotionnelles, la dernière fonctionnalité de votre iPhone, est tellement enthousiaste qu’il semble avoir dédié toute sa carrière à votre seule satisfaction.
Augmentez le sex appeal de votre client. Au mois de juin, lors d’un de ses fameux « keynote speeches », Steve Jobs entre deux «it’s amazing » (c’est stupéfiant), révélait un email d’un client. Celui-ci le remerciait parce que grâce à son iPad, une fille s’était intéressée à lui. Avis aux cœurs abandonnés.
Envahissez les médias. Aux États-Unis, dans l’actualité technologique, Apple accapare 12% des articles, contre 3% seulement pour Microsoft. Mieux encore, 42% des articles sont consacrés au caractère « innovatif et supérieur » de ses produits. Un peu de presse négative également, notamment lors de « l’Antennagate » (des utilisateurs se sont rendus compte que leur iPhone 4 ne captait plus si on le tenait dans une certaine position), à laquelle a répondu que tous les téléphones n’étaient pas parfaits…
Offrez vous un prophète. Il a manqué, Steve Jobs, lorsqu’il est parti de 1985 à 1997. Apple a même failli disparaître, disent certains. Mais depuis son retour, l’étendard marketing pète la forme, en dépit d’une tumeur pancréatique de 2004. Jobs, c’est pas le genre à ennuyer son parterre admiratif avec des questions de gigahertz. « It just all works », aime-t-il à répéter. Tout marche. Jésus ne donnait pas non plus de détail techniques sur la multiplication des pains.
Quentin Noirfalisse

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0 Comments

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  2. Didier Varlot

    15 novembre 2010 at 9 h 07 min

    Cet article donne une bonne image de la réalité. Mes amis me considèrent comme un apple addicted et je le reconnais.
    Maintenant tout ceci pose un réel problème de fond : Apple et Steve Jobs semblent indissociables. Steve est un CEO comme on en voit peu ( appeler soit même un développeur pour l’aider à résoudre un soucis est vraiment rare).
    mais Apple peut-il être encore la compagnie extraordinaire qu’elle est aujourd’hui lorsque Steve partira ( on espère le plus tard possible).
    L’ancien CEO de GE a réussi son passage de témoin, mais personne ne connait vraiment son successeur. Comment Apple va gérer cela va être interressant. Mais en attendant, asseyons nous et regardons les prochains lancements de Apple qui vont surement encore révolutionner notre façon de travailler.

  3. Knotsyphon

    15 novembre 2010 at 9 h 36 min

    Pourquoi toujours vouloir comparer MacOX et Windows? Je suis (professionnellement) actif dans le graphisme et la musique et je suis Mac à 200%; mes clients, qui ont des besoins d’informatique de gestion et mon fils, qui se contente de jouer utilisent Windows à juste raison. Chacun ses besoins et le choix qui en découle. Cette guéguerre est stupide dans un marché où l’acheteur à le libre choix.

  4. thedew

    15 novembre 2010 at 9 h 52 min

    @mar_ze
    On a jamais dit que MacOs ne nécessitait pas d’apprentissage, mais il en nécessite probablement moins que Windows.

    Cependant, Microsoft fait des efforts en la matière (parfois en reprenant certaines idées promues par MacOS depuis longtemps comme le fameux Dock).

    Beaucoup de gens vont penser qu’un Mac est moins intuitif parce qu’ils sont habitués à une manière de travailler sur Windows. Et c’est normal.

    Comme vous l’avez dit, la force de Windows est tout simplement le fait qu’il est le plus répandu.

  5. Pierre

    15 novembre 2010 at 9 h 53 min

    Bonjour Monsieur Quentin Noirfalisse.
    J’utilise indifféremment Mac OS et Windows depuis plus de dix ans. Et j’affirme haut et fort que le premier est plus fiable, plus réactif et surtout beaucoup plus intuitif que le second.
    D’accord avec vous sur l’aspect marketing de la pomme, mais lorsque l’on expose les avantages réels de Mac OS et de la philosophie Apple, il n’y a que les intégristes micro$oftiens pour dire que c’est très relatif et ironiser comme vous le faite, Monsieur Noirfalisse… Tout ça pour vous demander : votre baladeur, c’est un mp3 ou un iPod ? Votre ordi de loisir, à la maison, c’est un macbook ou un Dell ?

  6. mar_ze

    15 novembre 2010 at 10 h 26 min

    @Pierre
    le fait que vous utilisiez les clichés habituels des pro-Mac, dont l’inénarrable et prévisible Micro$oft me laisse à penser que vous avez une opinion déjà toute faite. Que Microsoft veuille se faire de l’argent, c’est logique. Et Apple ne s’en prive pas non plus en verrouillant pas mal des ses applications (iTunes en est un bel exemple) et en faisant payer au prix fort ses produits

    Pour ce qui est de l’intuitif, je me suis penché sur Mac OSX et quoi que vous en disiez, ce n’est pas intuitif. A moins que nous ne soyons pas d’accord sur la notion d’intuitivité. Intuitif signifie : s’asseoir devant l’écran et travailler directement sans devoir recevoir d’explication préalable. Et là désolé, ce n’est pas le cas. Utiliser MacOSX demande un apprentissage.

    Pour ce qui est de la stabilité, je ne peux rien en dire. Oui, il y a des bugs sous Windows .Mais dites-moi alors à quoi servent les multiples forums de support pour MacOSX ?
    Affirmer que n’importe quel bleu peut utiliser MacOSX sans souci est un abus de langage. Il y a peut-être moins de problèmes, mais il y en a. Sous Windows, il y aura toujours un ami ou un collègue pour vous aider. Sous Mac et Linux c’est plus rare… Forcément…

    • MadCluster

      15 novembre 2010 at 17 h 51 min

      Complètement faux. J’ai donné des formation MacOS pendant environ 20 ans (depuis 1996, exactement). Au début, ces cours s’apparentaient plutôt à la découverte de l’informatique domestique par une génération qui -la première- entrait en contact pour la première fois avec un Mac “à la maison”. Mais les années passant, les gens se sont familiarisés à cette discipline, pendant que MacOS de son côté s’affinait, se peaufinait se rendait de plus en plus accessible, de plus en plus ergonomique et INTUITIF. Résultat : j’ai cessé mes formations (et également mes “réparations” logicielles, qui ont subi le même sort, MacOS étant aussi un exemple de stabilité) il y a 5 ans, par DESŒUVREMENT, les gens faisant l’acquisition d’un Mac trouvant leur autonomie (et leur bonheur par la même occasion) endéans quelques jours de manipulation. Par contre, mes collègue formateurs et “réparateurs” Windows n’ont pas cette malchance, l’avenir leur appartient!
      A l’époque, pour l’anecdote, je commençais toujours mes cours sur Mac par une capture d’écran montrant la commande “éteindre l’ordinateur” de Windows, logées dans le menu “Démarrer” de celui-ci! Et de commenter : “Chez Apple, la notion de logique n’est pas tout-à-fait la même…” :-)

  7. Sgrol

    15 novembre 2010 at 10 h 42 min

    En toute subjectivité, je trouve Mac OS X plus ergonomique que Windows. Pour travailler c’est vraiment le bonheur. Alors oui il y a également des bugs, mais je dirais plutôt que le Mac nécessite moins d’entretien logiciel et de réglages que le PC sous Windows, bien que des réglages approfondi soit disponible. Mais globalement ils font en sorte que tout ce qui doit être parametré se fasse de la façon la plus simple possible. Mais évidemment comme pour n’importe quel OS un apprentissage est nécessaire afin de bien connaitre les raccourcis, la prise en main du Finder qui peut être déroutante lorsque l’on vient de Windows, etc…

    Après, les gouts et les couleurs… Le plus important c’est de trouver son bonheur ;-)

  8. marc

    15 novembre 2010 at 10 h 50 min

    @ mar_ze
    Mac OSX est le plus intuitif des systèmes, c’est une évidence… sauf pour les habitués de Windows qui doivent, pour œuvrer sur un Mac, désaprendre toutes ces commandes bizarres de leur système qui a oublié ce qu’était la simplicité. Les gestionnaires de Windows ont toujours cru que la”complexité” était une valeur en soi. Pas pour l’informatique grand public. C’est pour cette raison, et cette raison uniquement, que Microsoft est aujourd’hui totalement largué dans la course aux systèmes mobiles (smartphones et tablettes) : ils n’ont pas la culture de la facilité et de l’intuitif pour les réaliser. Oui, savoir faire oublier à ses utilisateurs qu’il y a une technique est une sacrée performance.

  9. dobbi

    15 novembre 2010 at 19 h 58 min

    En effet lorsque l’on ne connais pas la marque pommée on se dit c’est pas le top c’est pas compatible rien de tel que windows et je reconnais que ce discours était le mien il à encore 5 ans ou j’avais l’habitude de travailler sous windows. J’avais même répondu à un connaissance qui utilisait un mac qu’il avait fait une connerie que microsoft était bien supérieur. Depuis j’ai changé mon fusil d’épaule, je suis passé sous Mac avec OSX et après une période d’apprentissage de maximum 15 jours j’avais oublier windaube… En 3 ans d’utilisation mac, pas un plantage une machine super stable et compatible. Un pur bonheur, j’en suis même arrivé à un point ou je ne comprends même plus le monde windows tellement il est complexe à coté du mac. Lorsque des amis me demandent de l’aide sous windows je suis incapable de le faire, sous mac 3 minute d’explication et le tour est joué. Plusieurs connaissance sont également passé sous mac et il ne faut plus leur parler de windows non plus. de même sous OSX tout les programme sont interactif entre eux, avec microsoft c’est pas vraiment le cas. Mais comme dit plus haut chacun son utilisation. Une phrase qui m’a souvent été citée et qui prends ici tout son sens, c’est que le vie est simple mais l’être humain passe son temps à se la compliquer. La vie c’est apple, le compliqué c’est windows.

  10. Ju

    17 novembre 2010 at 9 h 56 min

    Bravo de soulever les tactiques marketings d’Apple qui sont la réelle force de cette société. Car c’est de cela qu’il est question ici meme si certains persistent à se faire la guerre pour savoir ce qui est le mieux. Preuve en somme que ce marketing fonctionne bien.

    Qui est le meilleur ? Peut importe, posez vous la question de ce qui vous convient le mieux plutot. Apple a une image bien soignée et vend des machines toutes belles avec leur systeme. Si l’image est importante pour vous : c’est ce qu’il vous faut. MacOSX est généralement reconnu comme plus facile d’utilisation, si vous n’aimez pas chipoter, c’est ce qu’il vous faut.A mon avis, rien qu’avec ces deux points, on regrouppe 80% des raisons qui ont poussé les clients à acheter Apple. Maintenant, si votre trip, c’est la personnalisation, c’est de chipoter et/ou bidouiller des programmes pour faire des trucs à vous; il faut aller voir ailleurs. Si vous avez horreur de suivre le troupeau et que vous aimez avoir une machine qui vous ressemble, il faut se tourner vers autre chose : Windows pour un grand public, une distribution Linux pour les bidouilleurs de l’extreme. Si vous aimez les jeux videos sur ordinateur, c’est Windows qu’il vovus faut (oui, il commence à y avoir des jeux grand public sur mac mais par rapport à l’offre windows, cela reste marginal).
    Bien que personnellement, j’ai une aversion pour les programmes Apple et les choix techniques qu’il font, je peux reconnaitre que c’est plus facile d’utilisation, plus rapide à l’emploi. Mais ce qui est gagné en ergonomie, il est perdu en fonctionnalité. On ne peux pas en même temps rendre un logiciel facile d’accès et lui permettre d’effectuer des opérations complexes. C’est l’un ou l’autre : On fera plus vite de la musique avec un Simon (le jeu musical à 4 couleurs ou il faut refaire la meme suite) est plus simple d’emploi qu’un piano, mais vous ne jouerez jamais du mozart dessus.
    J’avais un iPhone et j’en ai eu marre d’etre obligé d’utiliser iTunes, de ne pas pouvoir profiter de ses 32go comme clé usb, etc etc… Je l’ai troqué contre un téléphone Androïd, ca m’a mis plusieurs heures de le configurer, tout n’était pas simple mais là, j’ai un téléphone avec une interface qui me ressemble et personne d’autre n’a le même. Mais oui, j’arrive à le ralentir si je fais n’importe quoi avec; c’est un choix.

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