La Russie et la Chine défient la Silicon Valley

Par posté le 28 octobre 2010

Microsoft, Google, Apple… Les outils technologiques sont largement entre les mains des Américains. Mais les pays émergents veulent s’émanciper de l’hégémonie du pays de l’oncle Sam. Alors que l’Etat Russe annonce vouloir remplacer Windows par son propre système d’exploitation, la Chine a mis au point un concurrent à Google Earth.

Le quotidien russe Vedomosti annonce cette semaine que l’État russe souhaite équiper ses services d’un nouveau système informatique, concurrent de Windows. La volonté est claire : réduire la dépendance du pays vis-à-vis du géant américain et mieux contrôler la sécurité de ses équipements. Le développement de ce système informatique national, basé sur Linux, sera doté d’une enveloppe budgétaire de 150 millions de roubles (3,5 millions d’euros). Mais pour le député russe et expert en technologie de l’information Ilia Ponomarev : “Le diable est dans les détails. On deviendra indépendant de Windows (…) mais cela risque de se transformer en implantation irréfléchie de Linux”. Dans le même but d’indépendance, la Russie a déjà mis au point son propre système de navigation, Glonass, concurrent à l’américain GPS et au futur Galileo européen.

En Chine, le gouvernement développe plusieurs applications pour concurrencer Google, la société américaine étant de moins en moins disposée à appliquer la censure chinoise. Dernier service chinois en date: Map World, de la cartographie en ligne à la manière de Google Earth (vues plan et satellite, bâtiments en 3D…) et utilisant les sinogrammes (ou caractères chinois). Map World est actuellement moins performant que son concurrent américain. Il est souvent impossible de zoomer de manière à distinguer une ville, et tous les endroits de la planète ne sont pas couverts. Mais le site n’est pour le moment pas prévu pour une utilisation hors de la Chine. À noter que le Map World chinois annexe l’île de Taïwan…

Les deux pays ne concurrenceront peut-être pas Bill Gates ou Steve Jobs, mais ils arriveront peut-être à ne plus dépendre des géants américains et à pouvoir compter sur leurs ressources propres avec leurs règles du jeu. La Chine vient d’ailleurs de révéler qu’elle est désormais en possession du supercalculateur le plus rapide au monde ce qui confirme sa montée dans le rang des superpuissances informatiques.

François Jadoulle

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